Dans nos cultures antillo-guyanaises, beaucoup de femmes apprennent très tôt à se méfier des hommes, tandis que beaucoup d’hommes apprennent à se méfier des femmes. Résultat : on entre parfois dans le désir avec le cœur ouvert, mais les armes pas trop loin. Dans ce troisième texte du cycle “Éducation affective caribéenne”, Mélanie OMAIA explore la méfiance héritée, la peur de la trahison, la matrifocalité et cette question essentielle : comment aimer quelqu’un dont on nous a déjà appris à craindre le genre ?

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Les femmes qu’on nous apprend à craindre sont souvent celles qui nous sauvent

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On nous a appris à aimer sans parler !